Uttarakhand, 9-11 novembre 2007

Pour le week-end de Diwali, la plus grosse fête hindoue pendant laquelle les marchands de pétards et de feux d'artifice font fortune, Aurélie (ma colloc) Carine et Antoine (deux "collègues", dans les deux sens du terme) avions décidé de nous échapper de Delhi pour aller respirer l'air des montagnes de l'Uttarakhand, un Etat du Nord, à la frontière avec le Népal. Sur les conseils d'Himanshu qui est originaire de cet Etat, nous sommes allés à Nainital, une petite station balnéaire des premiers contreforts de l'Himalaya, située autour d'un lac encerclé de collines. Nous avons mis près de treize heures au lieu des huit réglementaires pour atteindre cet endroit : la faute à l'encombrement des routes pour ce week-end de "grand-départ" notamment au niveau du Gange où les pelerins innombrables descendaient des cars pour se baigner, mais aussi en raison de l'état des routes elles-mêmes, et surtout à cause de notre chauffeur Matthew, recruté pour l'occasion, qui ne savait pas conduire en montagne (on se retrouvait en 4ième dans des côtes à 10% ; résultat : 2h pour faire les 17 km de montée !).
Arrivés à Nainital dans la soirée, nous trouvons un petit hôtel au confort acceptable et sortons respirer l'atmosphère de Noël qui règne dans la ville. Le lendemain, nous nous baladons sur les crêtes au dessus du lac, et nous nous dirigeons vers l'un des pensionnats de la ville. Les Anglais avaient en effet eu la bonne idée de construire des écoles pour leurs enfants à Nainital, le climat étant beaucoup plus sain qu'à Delhi. A en juger par le nombre d'uniformes bleus ou bordeaux croisés dans les rues, ce sont plusieurs centaines de collégiens qui étudient ici. Comme c'est les vacances, nous avons la chance de pouvoir rentrer et visiter. Tout semble figé dans le temps ; on dirait que depuis le départ des Anglais, rien n'a changé : les immenses dortoirs sont restés froids et impersonnels, et les salles de classe au parquet craquant et dont le verre des encriers est bleui par le temps semblent tout droit sorties d'un roman de la période victorienne. Nous rencontrons même deux professeurs irlandais sans doute aussi âgés que le collège ! "So you teach english to the students?" demandais-je à l'un d'eux, "oh, well... we try" me répond-t-il avec un sourire britannique...
Le lendemain, nous redescendons dans la plaine (les mêmes 17km avec Matthew debout sur les freins !! Aïe !) en direction du Corbett Park, un parc naturel où nous assure-t-on, on peut apercevoir les derniers tigres d'Inde. Nous avons pu observer toutes sortes d'animaux : des daims, des sangliers, des renards, des paons, des singes, et, d'après les tranchés laissées à travers la végétation le long de la route, nous avons manqué de peu la patrouille des éléphants ; mais évidemment, pas de tigres (ouf !)...
L'après midi, nous rentrons à Delhi que nous atteignons tard dans la soirée. Nous sommes tous très contents de ce voyage mais aussi un peu fatigués par la route - enfin, tout de même moins que les plaquettes de freins de notre Tata Indica qui ont crâmé depuis longtemps...

Aucun commentaire: